PRSE1

PRSE1

Le premier PRSE déclinait dans notre région le premier plan national (PNSE1), pour la période 2006-2010. Il visait déjà à apporter en Rhône-Alpes des réponses aux interrogations et préoccupations sur les conséquences sanitaires, à court et moyen termes, de l'exposition aux principales pollutions connues de l'environnement.

Il a été élaboré et mis en œuvre par les services de l'État et les organismes publics intervenant dans le champ de la santé environnementale. Ses objectifs reprenaient ceux du plan national :

  • garantir un air et une eau de bonne qualité ;
  • prévenir les pathologies d'origine environnementale et notamment les cancers ;
  • mieux informer le public et protéger les populations sensibles.

Vingt-six thèmes d’action, couvrant largement le champ de la santé environnementale, étaient destinés à répondre à ces objectifs.

Consultez le PRSE1 2006-2010

Le PRSE1 a permis des avancées sur les principaux points suivants :

  • réduction de près de 40 % des émissions des oxydes d'azote (NOx) des 49 principales installations industrielles émettrices de la région ;
  • réduction des émissions atmosphériques industrielles pour 6 polluants majeurs reconnus comme cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques, dans les 48 établissements rhônalpins les plus émetteurs, comme par exemple des usines d’incinération d’ordures ménagères et de déchets industriels, des verreries,  des cimenteries, des installations d’électrométallurgie, de chimie et deraffinage de pétrole, qui ont vu leurs émissions de plomb, benzène, mercure, cadmium, dioxines et chlorure de vinyle monomère réduites de manière drastique, bien au-delà des exigences nationales ;
  • mise en œuvre de nombreuses opérations de prévention des risques dus à l’écoute de la musique amplifiée et de sensibilisation du grand public : concerts pédagogiques, études-actions sur des lieux de concert ou des écoles musique ;
  • renforcement de la lutte contre la légionellose : intervention dans les bâtiments lors de cas de légionellose, renforcement des contrôles des tours aéroréfrigérantes et démantèlement d’installations, information des gestionnaires d’établissements recevant du public. Ce renforcement a conduit à une régression très notable des cas déclarés de prolifération de légionelles dans les installations, et à la quasi disparition des épisodes de cas groupés de légionellose ;
  • prévention et gestion des intoxications oxycarbonées : actions de sensibilisation au diagnostic et à l'importance du signalement à l’autorité sanitaire en direction des médecins, campagnes en direction du grand public, des professionnels de santé et des professionnels du bâtiment et des chauffagistes ;
  • renforcement et structuration du dispositif de réponse, par les autorités publiques, aux événements sanitaires, y compris les événements dans le champ de la santé environnementale ;
  • atteinte d’un niveau de près de 80 %, en 2010, de protection des captages d'eau potable (en débit produit en Rhône-Alpes) ;
  • développement de la lutte contre l'ambroisie : début de désignation de référents ambroisie dans les communes, accroissement des traitements des voies routières et des espaces collectifs, organisation d’un colloque sur l’ambroisie.

Une partie des sujets traités par le PRSE1 reste parmi les préoccupations d’actualité en santé-environnement. Ces sujets sont repris dans le PRSE2, avec des exigences accrues et des moyens plus adaptés ou renforcés pour faciliter, cette fois, leur mise en œuvre.

Enfin, le PRSE1 Rhône-Alpes avait souffert, comme dans d’autres régions, d’une ouverture aux partenaires impliqués dans la région dans la santé environnementale, trop limitée. Ce retour d’expérience a été pris en compte pour l’élaboration et la mise en œuvre du PRSE2.